Un genre de minestrone

Un genre de minestrone

Vous avez dû vous en rendre compte : l’été s’est fait la malle et la chaleur avec lui. Enfin à Paris.

Ok ok ok, je suis un peu de mauvaise foi : il a fait plutôt beau temps ces deux derniers mois. Mais ce qui devait arriver est arrivé : l’automne et le changement d’heure.

Alors que l’automne est une saison que j’apprécie plutôt, je dois dire que la diminution de l’ensoleillement, le temps brumeux-nuageux-pluvieux et la nuit à 18h me fichent chaque année un bourdon de malade. En gros, si je pouvais, j’hibernerais.
Mais comme je ne suis pas une ourse et que l’ourson qui pousse à la maison demande toujours plus d’énergie, il me faut trouver des solutions (au moins transitoires). Ou déménager en Australie.

Alors je démarre une petite cure de desmodium pour s’occuper de mon foie (toujours un peu de mauvaise humeur au changement de saison). Je vais taquiner aussi l’échinacée, histoire de renforcer tout ce bazar. Un peu de magnésium et d’autres petites bidouilles, et me voilà quasi sur le pied de guerre.

Mais mais mais… J’ai une furieuse envie de grignoter. Tout le temps. J’ai aussi une furieuse envie de chocolat. Tout le temps (ou presque). Hors, là, ça pose un « léger » problème car – je vous le rappelle – je ne suis pas une ourse en passe d’hiberner. Pas question, donc, de faire des réserves de graisses pour l’hiver ni de pousser mon foie dans ses retranchements.

Je trouve donc des alternatives peut-être moins gourmandes (ok, soyons honnêtes : franchement moins gourmandes) mais efficaces en terme de nutrition. L’une de ces alternatives est de mettre le turbo sur les légumineuses et les légumes racines ainsi que la famille des courges. Ca tombe bien, c’est la saison.

Une bonne manière de mêler ces sympathiques ingrédients est de réaliser des soupes. Sympa à manger, pratique à réaliser en grande quantité pour en avoir d’avance, appréciée par l’ourson et son papa et candidate à l’imagination culinaire. Bref, en ce moment, je suis en mode soupe.

Aujourd’hui, je vais vous parler de celle que j’ai réalisée ces derniers jours : un genre de minestrone. Et je dis « un genre » parce que je n’ai absolument pas respecté la recette de base du minestrone, juste le principe : des légumineuses associées à des céréales, des légumes et des épices/herbes. Basta.

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Pain à la farine de soja et au pavot

Pain farine de soja et pavot

ATTENTION, CETTE RECETTE CONTIENT DU GLUTEN

En promenant dans ma Biocoop préférée, je suis tombée sur de la farine de soja. Etant en plein trip « protéine végétale, mon amie », je me suis dit banco, ce machin-là doit en contenir pas mal, on va pouvoir s’amuser.
Héhé, c’était sans compter sur les heures de recherche pour savoir quoi faire de la fameuse farine. Parce qu’en fait, il semble que pas mal d’internautes ont été tenté, comme moi, de l’utiliser mais sans trop savoir quoi en faire. Du coup, ils ont dû faire face à de merveilleux ratages, ayant notamment tenté de réaliser des gâteaux en remplaçant complètement ou presque leur farine à tout faire par cette farine de soja.

Et c’est là que tu es contente de lire beaucoup, vite et d’avoir une bonne mémoire. Parce qu’au milieu des 50 onglets de mon navigateur se trouvait le site d’un distributeur, Coeur de nature, qui nous en dit plus sur ses apports nutritionnels et les façons d’employer cette farine. Et là, le site nous apprend : « On ne doit jamais l’utiliser pure : on l’incorporera à hauteur de 10 à 30% maximum du poids total de farines dans la recette. »

Ah, et pendant que j’y pense, je vous transmets un « truc » que j’ai déniché chez Jardinvegan.com : faire un tofu express avec de la farine de soja. Pas encore testé mais ça a l’air top !

Revenons-en à nos pains. Donc, après avoir compris qu’il fallait utiliser la farine de soja avec parcimonie, je me suis dit que le plus simple était de commencer par faire un petit pain pour tester son goût, son odeur et sa cuisson. Cendrine avait l’air de trouver sa recette géniale, du coup, je l’ai tentée en remplaçant la farine de blé par du petit-épeautre et en ajoutant du pavot.

Profitons-en pour faire le point sur le petit épeautre. Oui, il contient du gluten. Non, il ne convient pas aux cœliaques. Mais il peut convenir aux intolérants. Je dis « PEUT » car c’est à vous de tester. Avant ma grossesse, au plus fort de mon intolérance, le petit-épeautre me convenait parfaitement. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Notez que vous pouvez également remplacer la farine de petit-épeautre par votre farine ou mélange de farines habituel.

Ma levure n’étant pas au meilleur de sa forme, la levée a planté mais… c’est toujours aussi bon !

Pain farine de soja et pavot - détail

Pour un pain :

400 g de farine de petit-épeautre (ou votre farine ou mélange de farines habituel) + 1 ou 2 c.s. à réserver
100 g de farine de soja
300 ml d’eau
1 poignée de graines de pavot
1,5 c.c. de sel
1 sachet de levure

Dans un saladier, versez les farine, le pavot et la levure. Mélangez bien (à la fourchette ou au fouet) de manière à ce que la farine de soja ne reste pas en paquets. Gardez votre réserve de farine à vos côtés.

Creusez un puits et versez l’eau doucement tout en mélangeant à la spatule (ou maryse) comme le ferait une machine à pain. Une boule de pâte commence à se former.

Abandonnez la spatule et travaillez le pâton à la main. Quand la pâte devient trop collante, ajoutez une lichette de farine. Continuez à travailler le pâton et dégazez (en plus, ça fait bosser vos petits muscles !).

Faites chauffer votre four à 50°C.

Former de petites boules que vous poserez tour à tour sur une feuille de papier sulfurisé de manière à former une couronne.
Enfournez 1h à 50°C puis 25 minutes à 180°C.

Omelette colorée ou comment faire léger pendant les Fêtes

Omelette colorée

Eh non, pas de recette de Noël cette année.
D’une part parce que je n’ai absolument pas eu le temps de tester la recette que je compte faire pour le 25 à midi ; d’autre part parce que vous en trouverez à peu près partout et sur chaque blog de cuisine.

Je me suis surtout demandé ce qu’il serait sympa de grignoter d’assez équilibré, de facile à digérer, de rapide à préparer, de joyeux à regarder.

Les oeufs, quand on n’a pas de cholestérol ni d’allergie, sont bien pratiques. Rapides à faire cuire, riches en protéines.
Des légumes de toute sorte, mille fois oui. Riches en vitamines, en fibres et en minéraux. Le Paradis, quoi.

Une omelette aux légumes mi-cuits, ça vous dit ?

Omelette colorée

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