Aidons l’argent contre les paradis fiscaux

Aidons l'Argent contre les paradis fiscaux

Vous allez me dire qu’on ne parle pas beaucoup cuisine en ce moment sur ce blog. Et vous n’aurez pas tort…
Je n’ai guère le temps de cuisiner mais je vous ai préparé quelques recettes qui seront publiées dans les semaines qui viennent ;)

En attendant, je vous propose de découvrir la campagne d’une association, le CCFD – Terre Solidaire. Ceux d’entre vous qui me suivent sur Facebook savent que je soutiens cette campagne depuis un petit moment. Mais il est vrai que je n’en avais jamais parlé ici. Cette campagne s’appelle Aidons l’Argent.

Aidons l'Argent contre les paradis fiscaux

Voici ce que le CCFD – Terre Solidaire nous explique sur les paradis fiscaux :

Les paradis fiscaux comme les Iles Caïmans, les Bermudes mais aussi Luxembourg, la Suisse, la City de Londres, etc. sont des centres financiers qui organisent l’opacité, cultivent le secret et ne font pratiquement pas payer d’impôts aux particulier et aux entreprises. Les multinationales y enregistrent des sociétés, parfois complètement fictives – une boîte aux lettres ! – pour faire émerger leurs profits dans ces filiales non imposés.

Par ce jeu de délocalisation fiscale, c’est l’Ile Maurice, qui compte à peine un million d’habitants, qui se retrouve être sur le papier le 1er investisseur mondial en Inde. Quant aux Iles Vierges britanniques, elles comptent 830 000 sociétés enregistrées pour une population de 23 000 habitants ! L’opacité permet de dissimuler des comptes et des activités douteuses aux administrations fiscales du monde, les plus touchées étant celles des pays en développement. Elle permet aussi de blanchir l’argent du crime et de la corruption.

Vous allez me dire : pourquoi soutenir cette campagne alors qu’il y a déjà tant de misère ici ? Eh bien parce que je suis convaincue que c’est en attaquant les raisons de la misère, des inégalités, des injustices sur tous les fronts à la fois que nous pouvons nous en débarrasser. Ou, du moins, que nous pouvons inciter nos gouvernants à s’y intéresser et même, rêvons un peu, à agir.

Et sinon, comme le CCFD – Terre Solidaire nous propose-t-il d’apporter notre pierre à l’édifice ? En envoyant des cartes postales au G20. Leur idée est d’aller les déposer de manière spectaculaire, à l’image un peu de la pyramide de chaussures de Handicap International. Déposer toutes ces cartes postales permettra à ces messieurs de voir que nous sommes mobilisés, que nous ne dormons pas, que nous attendons d’eux des décisions et des actes.

Aidons l'argent - carte postale 1

Je sais, ce n’est qu’une carte postale. Mais multipliez-la par 10, 100, 100 000, 1 000 000. Vous me suivez ?

Aidons l'argent - carte postale 2

Je vous propose, à mon tour, d’envoyer des cartes postales. Non, vous n’aurez rien à payer. Et même, je vous propose de les envoyer sous format électronique : par mail, à vos amis sur Facebook. Bref, je vous propose d’agir.

Aidons l'argent - carte postale 3

Je sais qu’en ce moment, tant de malheurs frappent qu’il est difficile de se décider à se mobiliser pour une action comme celle-ci car on oublie ce qu’il y a derrière le manque à gagner financier pour ces pays du Sud : le manque de structures sociales et sanitaires, notamment. Donc, des gens en souffrance.

Bref. Si cette action vous intéresse, il y a une page Facebook et un compte Twitter qui vous permettra d’en savoir plus. On s’y croisera peut-être ?

Dans quelques jours, je vous parlerai d’une seconde action qui me tient également à coeur pour d’autres raisons et qui a pour but d’aider le Japon.

De l’anonymat sur le web

source : www.sxc.hu

Point de recette aujourd’hui, les amis.

Juste le relais de l’appel lancé par Pierre Chappaz (Pdg de Wikio),Jean-Baptiste Clot (Pdg Canalblog), Olivier Creiche (Pdg d’EZ Embassy), Jean-François Julliard (secrétaire-général de Reporters sans frontières), Frédéric Montagnon (Pdg Over-blog), Tristan Nitot (Président de Mozilla Europe), Philippe Pinault (Pdg Blogspirit), Jeremie Zimmermann et Philippe Aigrain (La Quadrature du Net).

De quoi s’agit-il ? Eh bien, plutôt que de vous faire un mauvais résumé de l’affaire, je vais me permettre de reprendre le texte de l’appel. Oui, il s’agit d’un appel contre le projet de loi visant à contraindre les blogueurs à signer leurs commentaires de leur vrai nom.

Voici le texte de l’appel : « Nous tenons à affirmer notre attachement à la liberté d’expression sur Internet, qui a permis à tout un chacun de participer au formidable développement de l’information et des débats sur le réseau.

Une proposition de loi , déposée par le Sénateur Masson , prévoit de remettre en cause le droit à l’anonymat des blogueurs.

Il s’agirait de leur imposer la publication de leur nom et de leur adresse mail.

Nous considérons qu’une telle loi porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet.

Les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer.

Nous appelons les députés et sénateurs à refuser cette proposition de loi, qui contrairement à ce que prétendent ses auteurs, n’apporterait rien en ce qui concerne la protection contre la diffamation, déjà efficacement assurée par la loi actuelle. Rappelons que la loi LCEN fait obligation aux hébergeurs de blogs de supprimer immédiatement les publications litigieuses sur simple demande, et de communiquer le cas échéant à la justice les coordonnées de l’auteur.

Il n’est donc nul besoin d’une loi supplémentaire qui aurait pour seul effet de brider la liberté d’expression des internautes. » (source : wikio.fr)

source : www.sxc.hu

Et je soutiens cet appel car il n’est nul besoin d’une nouvelle loi pour protéger de la diffamation. L’arsenal législatif existe déjà. Alors pourquoi ce nouveau projet de loi que j’assimilerais à une tendance sécuritaire ? D’où vient donc cette crainte vis-à-vis d’Internet ?
Oh certes, il n’est pas question ici de nier ce qu’on appelle les « dérives » (diffamations, rumeurs, fausses informations visant à manipuler l’image ou le travail de certains…). Ces « dérives » ne sont pourtant pas nouvelles, elles ne font qu’utiliser le medium internet au lieu de la banale feuille de chou ou de la lettre de corbeau.
Car, voyez-vous, ce n’est pas au risque pédopornographique que le Sénateur Masson s’attaque mais bien au risque diffamatoire. Sans doute, est-il embêtant pour certains de suivre la procédure pourtant parfaitement explicite depuis le vote de la LCEN. Vous comprenez, le dépôt de plainte, la commission rogatoire, tout ça… Sans doute serait-il plus simple que chacun se dénonce dès le départ. Au cas où il lui viendrait à l’idée de lancer une rumeur sur un personnage public. Pas du tout en prévision d’un délit d’opinion… Non, pensez-vous !

Alors non. Non, franchement, ça ne me botte pas de devoir décliner mon identité à chaque billet publié ici ou ailleurs. Vous me direz, je ne suis qu’une petite blogueuse culinaire. Une petite nana ne prenant pas, ou peu, position sur les choses publiques. Certes. Mais voyez-vous, si toutes les petites blogueuses culinaires viennent à se mobiliser pour une cause ou contre une action, ça risquerait de faire un sacré ramdam. Oui, j’oubliais de vous dire : les réseaux du web, tout ça, ça fait partie de mon métier.
Pour vous, je suis Tweet. Juste Tweet. Quelques-uns parmi vous connaissent mon nom ou pour le moins mon prénom. C’est bien comme ça, n’est-ce pas ? Si j’avais eu envie de créer un blog à mon vrai nom, je l’aurais fait. Et moi, je tiens au droit qui m’a été donné de publier ici ou ailleurs de manière anonyme. Pas comme un corbeau, non, juste en utilisant mon pseudo. Celui sous lequel vous me connaissez, celui sous lequel vous me reconnaissez.
Imaginez si je tenais un blog satirique, d’opinion ou d’investigation. Imaginez ce que serait ma liberté de dire ce que je pense et ce que j’ai trouvé. Imaginez bien car, n’étant pas journaliste, je n’aurais aucune protection. Et encore, la leur se réduit comme peau de chagrin (référence faite à l’obligation de dévoiler ses sources dans certains cas…). Quoiqu’eux, comme les écrivains, ont encore le droit d’utiliser un pseudo pour écrire.
Imaginez encore que je ne sois pas française mais étrangère et que je blogue depuis la France, en exil, au sujet des excès commis par le régime de mon pays natal. Imaginez que je sois obligée de signer de mon nom. Imaginez alors quelle serait ma vie.

Moi, je n’ai pas envie d’imaginer. Parce que je lis ça et ça. Parce qu’il n’est point besoin d’imaginer quand cela existe déjà.

Evidemment, je vous invite à vous faire votre propre opinion. Mais si vous aussi, vous souhaitez soutenir cet appel, que vous soyez blogueur ou non, laissez un commentaire . Et encore mieux et si vous le souhaitez, relayez cet appel sur vos blogs.

Coup de gueule non génétiquement modifié

Non aux OGM

Et voilà. En plein salon de l’Agriculture, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à nous préoccuper de la qualité de notre nourriture et, plus largement, de celle de notre environnement, que fait la Commission européenne ? Ben elle autorise la culture de certains OGM (maïs Monsanto et pomme de terre BASF) dans la totalité de l’Europe.

Alors certes, BASF tente de nous rassurer en disant que sa patate OGM ne sera proposée qu’aux pays l’autorisant. Ouais. Genre, y a aucune risque de contamination, passage subreptice dans un plat cuisiné, etc.

Je vais la faire courte : plus que jamais, alors que la Commission européenne semble définitivement sourde, il faut nous mobiliser. Un exemple ? Là, chez Greenpeace. Je vous rappelle au passage que la liste de produits contenant des OGM est dispo chez Greenpeace.

Quelques liens (généralistes) pour en savoir plus, en discuter et vous faire une opinion :

Actu environnement

Rue 89

Nouvel Obs, ici aussi

Le Monde

Le Point, ici aussi

20 minutes

L’Express

Le Parisien

Le Figaro, ici aussi

Ecolonews

Reporterre

TF1

Ushaïa

Greenpeace

Vous avez d’autres liens ? Postez-les en commentaire !!