Le monde merveilleux des poussettes

Parmi les trucs auxquels tout futur parent pense quand il apprend que, bientôt, il ne dormira plus la nuit et – qu’en plus – c’est une bonne nouvelle, c’est l’achat des divers bidules nécessaires – ou non – au soin de bébé.

Et là commence l’Enfer. Oui, Mesdames, Messieurs, l’Enfer. Parce que :
1/ il faut distinguer le nécessaire de l’optionnel dans la jungle de produits proposés
2/ une fois qu’on a fait son choix, trouver LE modèle répondant à tous les critères attendus
3/ trouver le-dit produit au meilleur prix.

Et là, Internet est ton ami. Ou pas.


Ben oui, quoi ! Là, sur les forums, tu peux lire des dizaines – que dis-je des milliers – d’avis de consommatrices éclairées.
Tu peux aussi passer des nuits à chercher le bon plan promo qui va te faire économiser les quelques sous qui te restent. Sur ce point, lectrice, lecteur, ne rêve pas. Le peu que tu auras sauvé va partir fissa dès que tu seras tombé(e) sur cet adorable lapin en peluche ou ce body « Dad and Mom’s cutest« . Bon, en gros, t’es foutu(e).

Je ne sais pas pour vous mais pour moi, le défi le plus costaud a été de trouver LA poussette. Celle qui n’est pas trop lourde, n’est pas trop chère, n’est pas trop inconfortable, supporte les pavés de Paris et la gadoue du parc, convient à futur Papou (1,80m et des grandes pattes) autant qu’à future Mamoune (1,60m et petites pattes), j’en passe et des meilleures.

Tu te lances alors dans la création d’un algorithme mêlant avis positifs et négatifs (avec un coefficient selon le site où se trouve l’avis ainsi que l’ancienneté du membre), prix des objets convoités et facilités d’obtention.

Là, tu te dis, c’est sûr, c’est bon. Et si, en plus, tu te déplaces dans 2-3 magasins de puériculture pour essayer les modèles arrivant en finale… Là, tu ne peux pas te planter, hein ?!
Ben si. Franchement si. Et je parle en connaissance de cause.
Parce que la poussette, dans le magasin, elle se prend pas les pavés du centre-ville historique, les trottoirs en face de chez future mamie, le tout avec Petit Bonheur dedans qu’il ne faut SURTOUT pas réveiller. Tu ne la plies/déplies pas non plus 36 fois dans la journée en moins de 5 secondes en surveillant Petit Bonheur et en essayant de ne pas casser la bouteille d’huile du sac de courses que tu tiens entre les dents.
Et, léger détail, quand tu l’essaies, en général, t’es enceinte. Enfin, moi, je l’étais. Du genre à avoir un ventre de 8 mois à la fin du premier trimestre. Donc, quand t’essaies la poussette, tu ne bouges pas vraiment normalement. Plutôt comme les hippos de Fantasia. Quoique.

Au final, c’est souvent le prix qui fait la décision. Et c’est bien normal. Mais cher ne veut pas dire de bonne qualité… Oh que non.

Bouge pas, je te raconte :
1/ comparatif des poussettes sur Internet
2/ choix d’une poussette dite urbaine parce qu’on ne va pas se faire de chemins en forêt avec
3/ choix d’une marque renommée
4/ choix d’un modèle qui ne prend pas de place dans le coffre de la voiture
5/ choix d’un modèle trio parce que c’est plus simple et moins cher
6/ oh punaise, chéri, y a une grosse promo cette semaine sur l’un des modèles qu’on a choisi, on fonce !

Hahahahaha ! Erreur !

Finalement l’ensemble trio m’a quand même coûté le bras gauche, il s’est avéré en plus que les trottoirs et la poussettes faisaient deux (ou même douze, tiens…) et que Petit Bonheur ressemblait à une bouteille d’Orangina un jour de tempête dès qu’on avait le malheur de rouler sur des pavés.
Bref, après deux mois à insulter la poussette, j’ai craqué et acheté une autre poussette. J’ai pris la même marque pour pouvoir garder mon siège auto. Tu parles d’une bonne affaire !

Au final, mes bien chères soeurs, je vous le dis : les poussettes n’ayant que quatre petites roues en plastique, c’est le Mal.

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