Quiche aux tomates cerises et aux deux fromages de chèvre

J’ai trouvé récemment de très belles tomates cerises. Pas acides, très douces et presque sucrées. Je les fais à toutes les sauces : crues en salade ou avec de la mozzarella, cuites en ratatouille ou en quiche. Et c’est la version d’une quiche que je vous propose. Des tomates cerises, des fromages de chèvres et des herbes. Le compte est bon.

Quiche aux tomates cerises et deux chèvre - vue entière

Pour une quiche (6 personnes) :

1 pâte brisée (sans gluten pour les intolérants)
une trentaine de tomates cerises
75g de bûche de chèvre
75g de Saint-Maure
2 oeufs + 1 oeuf pour imperméabiliser la pâte
10 cl de crème soja cuisine (ou amande, par exemple)
20 cl de lait de chèvre ou de lait végétal
1 c.s. d’herbes (origan, thym, sarriette, par exemple)
1 c.s. de tomates séchées coupées en tout petits morceaux
sel
poivre

1/ Abaissez la pâte dans un moule à tarte et piquez le fond à la fourchette.
Recouvrez de papier cuisson puis de billes de céramiques ou de haricots et enfournez 20 minutes à 180°C à chaleur tournante.

2/ Pendant ce temps, lavez les tomates et coupez-les en deux. Réservez.
Tranchez les deux formages de chèvre en tranches. Réservez.
Préparez l’appareil à quiche : dans un bol, mélangez deux oeufs entiers, la crème de soja cuisine, le lait, les herbes, les tomates séchées. Salez et poivrez.

3/ Sortez le fond de tarte du four et badigeonnez-le d’un peu du troisième oeuf que vous aurez battu au préalable.
Enfournez de nouveau à 180°C (chaleur tournante) pour 5 minutes.

4/ Sortez du four et posez vos demi-tomates sur le fond de tarte (pulpe vers le haut).
Recouvrez de chèvre, en alternant les deux types de formages.
Versez ensuite l’appareil à quiche.
Donnez un tour de moulin à poivre, versez un peu de sel et enfournez pour 30 minutes à 180°C (chaleur tournante).

Quiche aux tomates cerises et deux chèvre - vue partielle

Variantes :

– ajoutez un peu de moutarde dans l’appareil à quiche ou sur le fond de tarte (excellent avec une moutarde à l’estragon) ;
– versez un bon miel sur le chèvre, diminuez de moitié l’appareil à quiche, remplacez les herbes par du basilic ;
– variez les fromages ;)

Du bouillon de volaille en général et de la cuisson du poulet en particulier

A la base, je voulais partager avec vous une de mes recettes de bouillon de volaille, recette qui requiert une carcasse de poulet (comme vous le savez).

Bouillon de poulet

Et on en arrive à la cuisson du dit poulet.

Et là, certains d’entre vous vont se marrer sévère. Oui, vous allez vous moquer, je le sais. Voilà pourquoi.

Ce dimanche, je mets mon poulet à cuire dans le four en utilisant la fonction rôtisserie. Vous savez le machin qui tourne et permet 1/ de bien griller la peau tout partout, 2/ de faire tomber la graisse du poulet de sorte que votre bestiole est moins grasse à l’arrivée. Jusque-là, on est bons.

Au moment de démarrer ma cuisson, je me dis « pourquoi ne pas en profiter pour faire une petite sauce » et je mets donc un peu plus d’1/2 litre d’eau dans ma lèchefrite (certains disent « une », d’autre disent « un », on va considérer ici que c’est féminin si vous voulez bien). Je démarre la cuisson, 250° pétants.

Au bout d’une bonne 1/2 heure, il commence à y avoir de la fumée dans la cuisine. Bon. Comme le dimanche, mon cerveau est aussi développé que celui d’un protozoaire, je me contente d’ouvrir la fenêtre.
10 minutes plus tard, je me dis que, décidément, il y a de la fumée ce coup-ci.

Je vais voir la cuisinière et découvre mon pauvre four rempli d’une fumée blanche et épaisse. J’éteins tout. J’ouvre. Je tousse un bon coup. Et je découvre que mon beau poulet de plus de 2kg est cuit nickel, pas sec, pas brûlé… et qu’il n’y a plus d’eau dans la lèchefrite.

J’ai donc découvert par le plus grand des hasards que je pouvais cuire un poulet à la broche, à coeur et sans le dessécher en 40 minutes grâce à la vapeur produite par l’eau de la lèchefrite.

Voilà pour mon instant noob et bêtasse. Ca, c’est fait. Marrez-vous.

On passe au bouillon de volaille ?

Une fois le poulet mangé, dévoré, avalé et tout ce qui s’en suit, il vous reste normalement une carcasse. Tant mieux, elle va vous faire économiser des sous. Je parle de ces bouillons cube que nous achetons généralement et dont nous devons surveiller la composition tant celle-ci peut être peu reluisante (et je ne parle pas seulement de la quantité de sel qu’ils contiennent).

Pour 1 litre de bouillon de volaille :

1 carcasse de volaille (ici, du poulet)
6 feuilles de laurier
4-6 branches de thym
1/2 c.c. d’ail
1/2 c.c. d’oignon
1/2 c.c. d’échalote
1 c.c. de gingembre
1 c.c. bien pleine de poudre d’écorce de citron
sel, poivre à votre convenance
(1 clou de girofle en option)
(1 c.s. de coriandre en option)

Mettez l’ensemble des ingrédients dans un faitout et recouvrez d’au moins 1,2 litre d’eau.
Démarrez sur feu doux et laissez cuire à petit bouillon au moins 1h en positionnant le couvercle du faitout de manière à ce qu’il laisse échapper la vapeur (un petit peu ouvert, donc).
Laissez refroidir tranquillement.
Passez à la passoire et stockez.

Pour le stockage, j’utilise la bonne vieille méthode du bac et des sachets à glaçon : je remplis plusieurs sachets à glaçons de mon bouillon et les place au congélateur. Quand ceux-ci ont pris, j’ouvre les sachets et les place dans un sachet de conservation duquel je prélève les glaçons-bouillons en fonction de mes besoins.